Circuit équatorien 

Après un atterrissage un peu chahuté sur la piste de l’aéroport de Quito, sise sur un plateau à près de 3’000 mètres d’altitude entre les montagnes, ce qui génère bien naturellement un peu de vent, on se rend en ville où on loge dans un charmant petit hôtel en plein quartier historique. On n’y séjourne pas très longtemps. Vous aurez compris en lisant nos récits, que nous ne sommes pas tant adeptes de grandes villes surtout quand on sait que Quito c’est plus de 1,7 millions d’âmes qui la peuplent. 

Après avoir rapidement vu ce qu’il y avait à voir, on a choisi de fuir la capitale équatorienne et de faire une petite boucle d’une semaine qui nous conduira des campagnes verdoyantes à la dense forêt amazonienne en passant par des montagnes aux gorges profondes. 

Pour ce faire et être libre de nos mouvements ainsi que du choix de nos étapes, on loue une petite Chevrolet blanche très vite affublée du sobriquet : « playa blanca » par Paco et Taho. 

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Baños la bien nommée sera notre premier arrêt. On habite dans un hôtel avec une vue tout à fait spectaculaire depuis le balcon, sur lequel on prendra le déjeuner, qui plonge littéralement dans un canyon où coule une rivière tumultueuse à plus de 200 m en contrebas. On a aussi la vue sur le pont qui enjambe ladite rivière d’une hauteur vertigineuse d’où se jettent dans le vide des téméraires avides de sensations fortes simplement retenus par un élastique. Très peu pour nous ce genre de fantaisies. 

Baños ne s’appelle pas ainsi par hasard. Il y a non loin d’ici un volcan flirtant avec les 6000 m dont les activités géothermiques font jaillir de l’eau à une température drôlement agréable pour s’y prélasser dans des bassins aménagés à cet effet. C’est donc tout naturellement que la matinée fait l’objet d’une visite des thermes. Alors qu’on s’immerge dans l’eau tempérée, un sympathique équatorien, habitant Quito et venu se relaxer avec son épouse, nous explique le fonctionnement de la piscine, des différents bassins et de l’environnement singulier du lieu. Il s’intéresse aussitôt à nous, à notre parcours, à notre voyage. On échange quelques mots et de fil en aiguille des liens se tissent. Finalement nous sommes très cordialement invités lors de notre prochain passage dans la capitale à venir le retrouver lui et sa famille pour partager un repas. Voici ce qu’on appelle une rencontre extraordinaire avec des gens d’une extrême gentillesse.  

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Après une fondue au « Swiss Bistrot », on demande quelques efforts au petit moteur de notre auto afin de nous amener jusqu’en haut de la montagne à quelques encablures du village d’où la vue est superbe et où trônent quelques activités récréatives qui feront la joie des enfants. Il profiteront bien de la tyrolienne et des balançoires à la vue impressionnante avec sensation de plongeon dans la vallée. 

Notre parcours doit nous conduire le lendemain dans la forêt amazonienne. En chemin, on s’arrête à quelques endroits bien choisis sur la route des cascades. On avait aperçu sur des affichettes vantant les activités à ne pas louper de la région, la découverte d’une cascade depuis une nacelle actionnée par un vieux treuil toussotant et fonctionnant au diesel. On s’y arrête, hésitant, on se tâte un peu, le décor est somptueux et finalement on se dit qu’il ne faut pas rater un tel spectacle que nous offre la nature. Seuls Paco et Daniel s’installent dans la bien frêle cabine métallique et s’embarquent pour un voyage qu’ils ne seront pas prêts d’oublier tant la hauteur de cheminement du chariot, la dimension de la cascade ou encore le grondement de l’eau sont impressionnants. 

Deuxième stop du jour et à nouveau une cascade mais celle-ci c’est à la force des mollets qu’on la rejoint. Un joli chemin serpentant dans la forêt nous amène au bout d’un kilomètre de descente au pied de la chute d’eau. On nous explique qu’il y a 4 balcons d’observation et on constatera vite que le degré d’observation rimera avec celui du rinçage. En effet, mieux on verra la cascade et plus on sera mouillé ! 

On s’arrête, en route, dans un troquet pour manger un morceau ainsi que pour voir le match et la belle victoire de la Suisse contre la Serbie. Finalement, on arrive dans la forêt tropicale d’Equateur en fin d’après-midi. Un joli lodge, proche d’une large rivière au milieu de la végétation luxuriante, sera notre résidence pour 2 jours. On est les seuls clients du moment et le propriétaire du lieu aura la gentillesse de nous consacrer une matinée entière pour nous expliquer et détailler sa passion des orchidées. Il en a plus de 70 variétés différentes sur son immense parcelle. On y fait connaissance également avec les 5 magnifiques perroquets qui habitent les bois et on a eu la chance de voir une famille des petits singes se balançant et sautant de branche en branche. On profitera de notre séjour là-bas pour visiter une fabrique de chocolat locale. Que du noir fourré de différentes saveurs, mais ma foi fort bon.

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Après une autre halte en pleine forêt et au milieu des singes, on prend la direction de la montagne. Le temps se couvre, c’est la pluie et le brouillard qui nous accompagne avec une sensation de froid que l’on n’avait plus ressentie depuis un bon bout de temps. La belle surprise c’est qu’en arrivant à l’hôtel, on nous apprend qu’il y a des bains chauds. Trois bassins sont à disposition des clients et les trois garçons s’en sont donnés à cœur joie dans l’eau (presque trop) chaude. 

Enfin, on retrouve Quito et ainsi la boucle est bouclée. Le départ pour un pays surprise non prévu initialement est agendé pour le lendemain déjà. On s’est dit que c’était la bonne occasion d’aller visiter « la Suisse » d’Amérique centrale : Le Costa Rica. 


2 réflexions sur “Circuit équatorien 

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