Cuenca et Guayaquil (Des hauts plateaux à la côte en passant par la montagne)

Notre première halte équatorienne, c’est à Cuenca qu’on l’a prévue. En chemin, on a été agréablement surpris par de forts jolis paysages, de la verdure, des prés à l’herbe grasse et épaisse avec des vaches et des sapins ainsi que quelques petites rivières. Pour peu et on se croirait de retour en Suisse, dans nos Préalpes, tant les similitudes sont saisissantes. 

En descendant de notre véhicule, on a tout de suite compris que l’on était de retour dans une ville, certes de moyenne importance mais avec beaucoup trop de véhicules pour ses petites ruelles étroites. Ajoutez y des bus pressés et fumants, des piétons et des voitures en grand nombre pour avoir une vague idée du tumulte et brouhaha ambiant. 

La vielle ville mérite une petite visite. C’est comme toujours la partie de la ville avec des beaux et anciens édifices remarquables. L’élégante touche espagnole dans la finesse des façades, les balcons de bois savamment sculptés et souvent la démesure quant aux églises, couvents et autres bâtiments ecclésiastiques. Il y a aussi une jolie promenade bien aménagée le long de la rivière avec des chemins qui invitent à la balade, ponctués de places de jeux et de sports. Dans un quartier voisin, il y a la ville « nouvelle » à l’atmosphère agréable et aux constructions harmonieuses et élégantes. 

L’équateur, c’est le pays du très beau chapeau « Panama ». Son histoire est un peu particulière et méritait une petite visite au musée du célèbre chapelier Homero Ortega. Depuis fort longtemps, étaient produits des fameux chapeaux en paille particulièrement adaptée et bien spécifique de la région. Petit à petit, les couvres-chefs ont été appréciés pour leur résistance, leur qualité et leur finesse. Ils ont connus une renommée mondiale quand, lors du percement du canal de Panama, ils ont été produits en grande quantité pour les ouvriers employés sur le chantier pharaonique. La réputation et le nom du chapeau était née. Il devint signe d’élégance et de raffinement dans les pays dits « industrialisés » et l’est toujours à ce jour.  

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Actuellement, il est porté par la majorité de la population équatorienne pour se protéger des chaux rayons du soleil de cette région, dans les champs ou même dans la rue. 

Lorsque nous quittons Cuenca pour nous rendre à Guayaquil, nous décidons de passer par le parc national de Cajas. En l’espace de 50 km, on passera par des paysages complètement différents les uns des autres. Ce sont d’abord des paysages de montagne avec des lacs (lagunas), des herbes folles et de rares arbustes admirablement adaptés à cet environnement austère mais d’une grande beauté, où l’on respire et s’imprègne de la nature sauvage comme on l’aime, le tout dans une température proche de 5 degrés. Ensuite la forêt tropicale humide constamment emprisonnée dans un nuage et sous une petite bruine qui lui confère une richesse et une diversité incroyable d’arbres, de plantes, de feuilles et d’animaux. Et enfin, nous finissons en plaine avec les champs de bananiers et de cacaoyers. C’est que notre petite virée nous aura conduit à plus de 4000 m d’altitude pour finir au niveau de la mer. 

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Guayaquil n’est pas une ville exceptionnelle à nos yeux. C’est assez grand, très peuplé, au trafic incessant et à l’allure un peu grise et terne. On y trouvera toutefois une jolie promenade aménagée le long de la rivière pour s’y dégourdir les jambes. 

On n’est ici que pour un court passage. En effet, le lendemain, c’est le départ pour une destination que l’on se réjouit tous de rejoindre, celle qui fait rêver et donne envie de voyager : Les Galapagos ! 


2 réflexions sur “Cuenca et Guayaquil (Des hauts plateaux à la côte en passant par la montagne)

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