De La Paz à Copacabana ou de la capitale la plus haute du monde au lac navigable le plus haut du monde. 

L’aéroport de la Paz se trouve à El Alto, c’est un immense plateau sur les hauteurs de la ville. Tant et si bien que lorsque notre transfert vient nous chercher et qu’après seulement quelques minutes, on plonge littéralement dans la cuvette de La Paz, on reste tous scotché tant la vue est spectaculaire. La ville est immense et étendue, chaque parcelle de terrain est occupée et la ville déborde sur les flancs des montagnes. 

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On prend possession de nos chambres dans un fort joli hôtel sis dans un quartier tranquille au pied d’une station du télécabine. Voici bien le meilleur moyen de locomotion qu’il nous a été donné de voir et d’utiliser lors de notre voyage. L’idée première était de construire un réseau de métro sous terrain mais devant l’instabilité du sous-sol de la cité, il a été renoncé à tel investissement. C’était sans compter sur le bon sens du gouvernement en place qui estima, à juste titre, qu’une alternative « aérienne » pouvait voir le jour. Ainsi naquit le «teleferico» de la Paz. Mais attention, pas un câble, quelques pylônes et deux gares, il y a 6 lignes différentes actuellement en fonction et 5 sont en cours de réalisation qui seront mises en service et inaugurées d’ici à fin 2019. C’est un réel plaisir de parcourir la ville en hauteur dans des cabines confortables de conception helvétique bien connues dans nos Alpes. Le moyen de transport est efficace, rapide, fiable et écologique. Il permet de se rendre presque partout dans l’immense ville tentaculaire en un temps record. 

C’est ici qu’on a le plaisir de retrouver des amis voyageurs (la famille Sénégas) rencontrés à Cochabamba et à Potosi. On partage un bon repas ensemble en échangeant moult anecdotes et péripéties de nos voyages respectifs. 

Après quelques jours très agréables dans la capitale bolivienne, il est temps pour nous de partir en direction des rives du lac navigable le plus haut du monde, le si fameux lac Titicaca. 

La route qui nous y amène est assez agréable et notre chauffeur Oscar nous fait quelques arrêts bien choisis pour immortaliser les beautés de la nature rencontrées en chemin. On longe le lac depuis un moment déjà quand la route s’arrête devant le lac. Pas d’autre moyen que de charger la voiture sur une barge et nous, de prendre un petit bateau pour traverser, en quelques dizaines de minutes, l’estuaire.

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On retrouve notre chauffeur de l’autre côté et on roule encore environ une heure pour arriver à Copacabana. Bon, ce n’est pas la fameuse plage brésilienne, il n’y a pas de sable fin et la température du lac et de l’air est plutôt frisquette mais toutefois la petite baie est charmante. On est le jour de l’ascension et on se balade dans les ruelles de la petite cité quand on entend une fanfare se dirigeant vers nous. C’est un joli défilé qui déambule devant nos yeux composé de danseurs, musiciens et autres enfants endimanchés. La célébration de l’ascension est somme toute bien plus festive et colorée par ici que sous nos latitudes. 

On profite de notre séjour dans la petite bourgade lovée contre le lac pour faire la petite ascension du « cerro » qui surplombe la ville et d’où la vue est assez spectaculaire. On fait également un petit crochet par la cathédrale faite de salles diverses et variées, de recoins et d’étages. En ressortant un étrange cortège de voitures décorées s’est arrêté devant l’édifice. On nous apprend que c’est l’heure de la bénédiction des automobiles. On ne résiste pas à la tentation d’observer la procession sacralisée. 

Pas très loin de Copacabana sur le Lac Titicaca se dresse fièrement l’île du soleil, un lieu sacré du temps des Incas. Un petit bateau nous y emmène, on a prévu d’y dormir une nuit. Lorsqu’on met pied à terre et qu’on s’acquitte du droit de séjour, on est interpellé par un attroupement sur la plage de galets. Une poignée de courageux sont sur le point de se jeter à l’eau pour rejoindre en nageant l’île de la lune à plus de 8 kilomètres ! La course est réputée et disputée nous apprend-t-on et la température du lac frise quand même avec les 10 degrés ! Quant à nous, c’est sur nos deux jambes qu’on se met en marche pour rejoindre le haut de l’île où se situe notre charmant logement. La montée est abrupte et pénible, c’est que malgré l’altitude, le soleil cogne fort à 4’000 m ! L’amplitude thermique journalière est saisissante dans tout l’altiplano de la cordillère, les nuits sont vraiment très très fraîches et la simple perspective de savoir que notre logement n’est pas chauffé nous fait frissonner d’avance. On aura le temps d’y penser plus tard, pour l’instant on se met en route sur les jolis sentiers de la partie sud de l’île pour aller voir le « palacio del inca », joli reste de construction vieux de plusieurs siècles sur deux étage avec petites chambres et niches. On s’en revient au village par un autre chemin. Ici, il n’y a ni route ni automobile, tout ou presque se fait encore à la main et c’est drôlement agréable et paisible. 

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L’île du soleil portant bien son nom, on s’était laissé dire qu’il y avait de magnifiques couchers de « Jean Rosset ». Alors on s’octroie encore une petite grimpette et depuis le belvédère, c’est un magnifique panorama qui s’offre à nous. On sera ainsi récompensé par un très joli ciel rosé, rougeâtre et orange marquant la révérence de l’astre adoré des Incas. 

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Quand on s’en revient à Copacabana, il nous reste une dernière nuit bolivienne puis on attaque le trajet en bus qui nous fait traverser la frontière pour rejoindre le Pérou toujours sur les rives du Lac Titicaca. 

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2 réflexions sur “De La Paz à Copacabana ou de la capitale la plus haute du monde au lac navigable le plus haut du monde. 

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