Salut,
Je m’appelle Pedro. J’habite dans la montagne à Potosi, en Bolivie. J’ai 11 ans et je travaille dans une mine depuis l’âge de 8 ans. Comme mes frères et soeurs, je n’ai pas choisi cette activité mais je dois aider ma famille. Tous ensemble, nous gagnons de 400 à 600 bolivianos par mois en fonction du minerai que nous sortons (700 bolivianos = 100 fr. suisse). Il y a des pierres qui valent plus que d’autres, alors quand on tombe sur un bon filon, on reçoit un peu plus. Ma mère et mes soeurs restent dehors pour trier le minerai alors que mon père, mes frères et moi descendons dans la mine. Comme je suis petit et agile, je dois souvent passer par des passages étroits. C’est difficile d’avancer et c’est très dangereux, il y a souvent des accidents. Chaque jour, je casse la roche et je porte de lourds chargements, parfois dans la boue car l’eau s’infiltre et il fait très chaud sous la terre. Comme matériel, nous avons des casques, des pèles, des pioches et des lampes. Certains ont aussi des masques qui filtrent l’air. Dans la mine, il n’y a ni air frais ni eau à boire. Je chique des feuilles de coca toute la journée. Elles coupent la faim et la soif et donne de l’énergie (la feuille de coca est aussi utilisée pour faire une drogue appelée cocaïne).

Voici notre maison. Nous habitons toute la famille dans une pièce de 4 m sur 3. Il n’y a pas d’eau ni d’électricité.

Voilà les chariots que l’on utilise.



C’est notre mine.
Texte de Paco et Taho
La vie de Pedro n’est pas une histoire inventée, elle est bien réelle et ils sont des dizaines et des dizaines comme lui. A Potosi, il y a environ 300 entrées de mines. Certaines font des kilomètres de long. Il est donc très difficile de savoir et de trouver où travaillent ces enfants.
C’est pourquoi nous avons décidé d’aider l’association Voix Libres qui essaie de sortir ces enfants de l’enfer des mines pour les scolariser.
Durant notre séjour, nous avons pu visiter l’école de l’association et rencontrer 120 élèves qui ont eu la chance de quitter leur lourd labeur pour vivre une vie d’écolier. Nous avons partagé des moments avec eux ainsi que leur repas de midi qui est pris à l’école (ils ont tous les jours deux menus sains partagés avec les copains de classe et les professeurs au déjeuner et au dîner). Outre les 6 enseignants qui sont mandatés par le gouvernement, Voix Libres a engagé une pédiatre et une psychologue qui suivent chaque enfant, une cuisinière et un aide de cuisine, un chauffeur et une responsable…
Nous avons pu voir aussi leur serre semi-enterrée où les élèves aidés par des bénévoles et les responsables de l’école font pousser les légumes qu’ils mangent. Un exploit quand on sait que l’on se trouve à 4300m et que le sol est pollué par l’exploitation des minerais.
Nous avons pu aussi voir les conditions de travail dans une mine. Nous avons été accompagnés par deux mineurs qui nous ont expliqués les diverses activités à l’intérieur comme à l’extérieur de la montagne. C’était un jour de congé où personne ne creusait dans les conduits mais l’air était chargé de poussière. Nous n’osons pas imaginer comment c’est lorsqu’ils travaillent. Il est presque impossible de se tenir debout sur la plus grande partie du chemin et même en étant pliés en deux, nous nous cognions la tête en permanence. Sans avoir a porter ou pousser quoi que ce soit, nous sommes ressortis épuisés après une demie heure.
Nous avons essayé de les aider un tout petit peu personnellement en leur apportant des habits et chaussures qui étaient trop petits pour Paco et Taho, des crayons Caran d’Ache, des couteaux Victorinox et une pomme pour chaque enfant. Nous avons également acheté de l’artisanat fait par des femmes de mineurs et dont le produit soutient les actions Voix Libres. Nous parrainons également une famille depuis plus d’une année pour lui donner la chance de démarrer une autre vie grâce au micro-crédit et ainsi envisager un autre avenir professionnel et pouvoir scolariser leurs enfants.

Solidavithé a participé également en offrant une nouvelle paire de chaussure de travail au mineur qui nous a accompagné dans la mine. Les siennes étaient plus qu’usées et son sourire ainsi que son accolade de remerciement nous garantissent que nous ne pouvions pas lui faire plus plaisir. L’association a également offert du matériel scolaire (livres et jeux éducatifs) à l’école et acheté des médicaments de base pour soigner les enfants.

Aidez-nous à soutenir plus d’enfants ou de famille sur le long terme. En devenant membre de Solidavithé pour seulement 30.- par année. Si nous sommes 12 membres, nous pouvons scolariser un enfant… Si nous sommes 40 membres, nous pouvons aider une famille complète à sortir de cet enfer et commencer une nouvelle vie.


Comment devenir membre ?
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En allant sur le menu Association et en cliquant sur le lien pour devenir membre ou en nous écrivant directement à solidavithe@gmail.com
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Youpi! J’ai juste parlé trop vite dans mon commentaire précédent!!
Personnellement, je soutiens Voix Libres depuis des années. Je connais personnellement Marianne Sébastien qui est à l’origine de Voix Libres. Elle et son équipe font un travail extraordinaire là-bas et nous avons l’assurance que tous nos dons vont là où c’est nécessaire et non pour engraisser les poches des nantis!
Bravo à vous pour ce que vous leur avez apporté!
Fabienne GB
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Bravo pour ton soutien!
Nous avions fait toute une exposition à Chailly pour soutenir cette association… il y a 20 ans déjà.
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Magnifique ce travail de l’association. Paco et Taho vivent de belles expériences en découvrant que la vie d’ enfant n’est pas égale partout. Ils prennent un sacré tournant dans leur vie en vivant cette aventure de globe trotter. Bizz Dominique
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Oui et on espère qu’ils s’en souviendront encore longtemps…
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