Le lagon bleu

Quand on survole Bora Bora et que l’on découvre ébahi par le hublot le lagon vert émeraude et turquoise en contrebas on a de la peine à prendre la mesure du spectacle qui s’offre à nous. Des couleurs pareilles, on n’en a jamais vu.

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On ne saurait résumer ce coin de paradis à son seul lagon. En effet, l’île paradisiaque (oui, oui, celle sur les guides de voyages) regorge de lieux magnifiques, de paysages superbes sur terre et sous l’eau. Il y a des montagnes vertigineuses et des fonds marins magnifiques. Cette île  possède son lot d’histoires et de légendes qui lui sont propres et ajoutent à son charme.

Certes, on vous avait déjà fait part dans nos précédents récits de lieux extraordinairement beaux, de plages de rêve ou de paysages grandioses mais là c’est enchanteur et mirifique. Ne dit-on pas de Bora Bora que c’est la perle du pacifique? Le terme n’est, à nos yeux, pas usurpé et l’île porte sacrement bien son nom.

On vous emmène faire une petite visite de l’île, mais pas par la route, par le lagon. C’est bien simple, partout sur l’île quand vous prévoyez une excursion, on vient vous chercher à votre logement. C’est drôlement pratique.

Un solide polynésien, répondant au nom de Noho, se présente à l’heure convenue. Il nous conduit à l’embarcadère où son oncle nous attend sur une jolie pirogue polynésienne. Une fois les présentations faites on démarre. On fait un petit crochet par un hôtel lové sur la plage d’un Motu pour y embarquer d’autres chanceux du jour. Le matériel de snorkeling est distribué et le programme est annoncé par le capitaine et son second puis on prend la direction de notre premier spot sur lequel on devrait voir des requins pointe noire et peut-être, si la chance nous sourit, un ou deux requins-citron. On mouille l’ancre près d’une autre embarcation déjà sur les lieux. Et là ! Ce ne sont pas un ou deux ailerons caractéristiques dudit squale qui nagent et ondulent à la surface mais des dizaines. On ravale notre salive et on se regarde tous un peu pour savoir lequel fera le grand saut le premier. C’est pas qu’ils sont dangereux les jolis poissons mais ils impressionnent quand même. Finalement, on se met au jus, on ne pouvait simplement plus retenir les enfants. Là-dessous, le spectacle est saisissant. Il y a une dizaine de mètres de fond, l’eau est claire et limpide, des requins pointe noire et un requin-citron vont et viennent. Ils ne sont pas farouches et semblent apprécier les quelques restes de poissons jetés par nos marins (oui, ça n’était donc pas un miracle, ils n’étaient pas là par hasard et attendaient leur pitance du jour).

Deuxième arrêt, celui-ci en plein lagon pour admirer les raies armées et là encore elles sont légion. Elle sont accompagnées de nombreux requins. Cette fois on a de l’eau jusqu’à la taille et on en prend plein les yeux.

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On prend la direction de notre dernier spot « le jardin de corail » quand la barque s’arrête net, Noho plonge et nous propose de le suivre. On nage une vingtaine de mètres. Il y a plus de fond ici et un gros récif de corail au fond. Soudain, on aperçoit deux immenses « ailes » qui battent et ondulent tout lentement dans un mouvement élégant et magnifique. Une superbe raie manta nous honore de sa présence et si vous en avez déjà vu, vous savez de quoi on parle et si non, imaginez un poisson avec une envergure de plus de 4 mètres qui se déplace avec légèreté et grâce comme s’il volait sous l’eau et se balade à sa guise impérial et majestueux. On en reste bouche bée mais on retrouve assez vite l’usage de notre tuba et c’est avec regret qu’on laisse l’élégante pour retourner à la pirogue.

On file au jardin de corail, dans une eau peu profonde frisant avec les 30 degrés, on nage entre les patates de corail en quête de jolis poissons multicolores. C’est armé de notre GoPro qu’on essaie d’immortaliser les plus beaux spécimens. Oui mais le petit boîtier combinant caméra et appareil photo possède un tellement grand angle que vous restez souvent sur votre faim quand empli de fierté vous sortez du jus avec la certitude et conviction d’avoir réalisé des clichés exceptionnels. Vous avez mitraillé tant et plus et en fait on distingue avec grande peine les splendeurs et beautés que vous jurez avoir vues et photographiées tant elles paraissent ridiculement petites sur la pellicule. Bah, on n’est pas photographe marin mais certaines images sont exploitables et les autres resteront dans nos mémoires.

Bora Bora, c’est aussi une jolie route dite « de ceinture » qui fait le tour de l’île et de ses un peu plus de 30 kilomètres. Il y a, perché sur les collines aux points cardinaux de l’oasis, des canons américains, vestiges historiques de la seconde guerre mondiale. En effet la marine américaine, après la déroute de Pearl Harbor, a préparé la contre offensive et s’est attendu à orienter le front du pacifique depuis Bora Bora dans l’opération « Bob Cat ». Ainsi quelques 5 mille « marines » débarquent et lorsqu’ils repartirent (ou pas), ils laissèrent leurs canons et quelques polynésiennes avec dans le ventre ce qu’ils appellent ici des « demis ». Le mélange des gènes opérant, le résultat a donné de magnifiques métis à la peau hâlée et aux yeux clairs.

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Après ces journées de visite de l’île et de son lagon, on s’apprête à quitter Bora Bora pour nous rendre sur Maupiti. Il paraît qu’il y a là-bas une station de nettoyage des raies manta… on se réjouit d’avance!

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2 réflexions sur “Le lagon bleu

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