Un monde fantastique et féerique

On commence réellement notre découverte de l’île du nord en quittant la banlieue de Wellington pour faire une halte en fin de journée sur une belle plage de sable et de galets. On sait que notre véhicule n’est pas doté de la traction intégrale, du coup on le manie avec précaution sur le sol meuble et on évite de peu l’ensablement. Une petite baignade dans l’océan un peu frais quand même, il faut bien l’avouer, et la lumière du jour commence déjà à décliner gentiment.

Le « spot » est superbe et le couché de soleil donne la touche finale au tableau unique et magnifique qui s’offre à nos yeux.

Le lendemain, on se met en route direction le centre de l’île et le parc national du Tangariro, réputé pour ses treks magnifiques, ses stations de ski et ses impressionnants volcans. On s’installe au pied de l’un d’eux, sur lequel nous voulons crapahuter le jour suivant. Oui mais voilà, c’était sans compter sur la météo peu favorable qui nous attend arrivés au départ de notre promenade. En effet, il fait 8 degrés et un brouillard à couper au couteau rend impossible toute sortie en montagne. C’est résigné que l’on redescend en forêt et de là nous empruntons un joli sentier menant à une belle cascade qui ferra office de balade de substitution.

On se tâte et on se dit que l’on aimerait bien faire le Tongariro Alpine Crossing, une balade de près de 20 km à travers des paysages époustouflants, paraît-il. On va déjà prendre la température au point de départ pour sonder le terrain. On se contente finalement d’une dizaine de kilomètres à travers des paysages exceptionnels, des champs de lave solidifiée le long des pentes abruptes du volcan, rappelant l’extraordinaire explosion qui a secoué naguère la région pour offrir un tel spectacle. Un sol de caillasse, des montagnes enneigées au loin, une ou deux cascades, quelques touffes d’herbes folles isolées et on se croirait plongé dans la célèbre trilogie fantastique tournée en ces lieux (la suite de notre périple permettra un complément saisissant du décor des films réalisés par ici).

La route prise en direction du lac Taupo, le plus grand lac de Nouvelle-Zélande, se passe de commentaires tant c’est magnifique et bucolique et que ce genre de sensations se vivent et ont du mal à être transcrites telles qu’on les ressent.

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On a programmé une nouvelle excursion qui doit nous conduire à deux phénomènes naturels assez inédits. Une cascade a l’eau turquoise et au débit impressionnant de 200’000 litres à la seconde et une source d’eau chaude se déversant dans la belle et grande rivière adjacente. Il n’en fallait pas moins pour que l’on enfile nos maillots de bain et que l’on patauge dans une eau, ma foi, fort agréablement tempérée; se réchauffant en direction de la source calorifique et se refroidissant en s’en éloignant et se mélangeant à l’eau froide du cours d’eau.

Rotorua est le nom de la ville au bord du lac du même nom, où l’on parque notre maison roulante pour une nuit. Mais voilà qu’à 21h00 on frappe à notre porte et un costaud gaillard affublé d’un quelconque insigne de la sécurité locale nous intime l’ordre de trouver une autre place pour élire domicile l’espace d’une nuit. Les indications étant clairement mal mentionnées, on tente une explication…sans succès. On trouvera refuge dans un camping un peu onéreux à nos yeux pour la qualité de l’hébergement mis à disposition. Le lendemain, on visite deux parcs géothermiques aux alentours de la ville. Des phénomènes incroyables comme des geysers et une activité souterraine impressionnante nous interpelle. Quand on voit les résultats avec la création naturelle de bassins aux couleurs improbables composés de gaz et autres éléments chimiques mélangés, on croit que l’on déambule sur une autre planète.

 

 

 

 

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Dès le jour suivant, le temps nous joue un bien mauvais tour. Le ciel est bas, le temps gris et la pluie tombe dru. On voulait se rendre dans la région de Matamata et le fameux lieu du tournage dont on a fait référence plus haut, le bien nommé Hobbiton. La météo aura le dernier mot et c’est, temporairement du moins, que l’on renonce à cette activité.

C’est dans la péninsule de Cormandrel que l’on met le cap et la station balnéaire de Cooks Beach qui rappelle par son nom que le vaisseau du capitaine Cook et son équipage a mouillé, il y a déjà fort longtemps, dans la très belle baie.

Si le « Monde de Narnia » évoque quelque souvenir à certain d’entre-vous qui nous lisez, sachez que sur la côte se trouve Cathedral Cove où a été immortalisée une scène du Prince Caspian dans un décor grandiose, la mer et le vent ayant rongé la falaise de roche volcanique et créé ainsi une arche gigantesque. Pas très loin d’ici, il y a encore une activité sympathique qui s’effectue à même la plage. Le programme est simple, on commence par louer une petite pelle au troquet du coin puis l’on se rend sur la plage en contrebas du parking. C’est là où sont installés des gens qui semblent faire « trempette » dans le sable que ça se passe. Le principe, c’est que l’on creuse un trou, de l’eau s’y infiltre et si on est au bon endroit c’est de l’eau chaude (60 degrés quand même!) qui rempli le petit « bassin » préparé avec soin. Vous voici avec votre salle de bains à ciel ouvert!

N’ayant pas désespéré de voir Hobbiton, on revient dans la direction qui marquera une dernière étape avant Auckland. On jette notre dévolu sur la rive d’une jolie rivière sans courant. La place mise à disposition des camping-cars est spacieuse et superbe (comme la plupart du temps). On aura même droit aux qualifications pour le championnat du monde de barefoot sur le plan d’eau. On réserve nos place pour le lendemain matin afin de visiter le village de Bilbo, dans la crainte du mauvais temps, en effet, il pleut sans discontinuer depuis 3 jours. Croisons les doigts!

Et c’est sous un ciel gris et chargé d’humidité que l’on chemine en direction du fameux lieu de tournage qui semble être un pèlerinage pour la plupart des gens venus jusqu’ici. Juste quelques volutes de brouillard s’accrochent ci et là et confèrent à l’instant et à l’endroit une atmosphère encore plus féerique. On n’aurait pas fait mieux avec des effets spéciaux.

On doit bien avouer que l’on a vraiment adoré notre visite au pays des hobbits et l’on comprend que les fans inconditionnels des films tournés ici se régalent en découvrant les lieux.

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On finit notre séjour incroyable en Nouvelle-Zélande par 3 jours à Auckland. Autant le dire tout de suite, on est resté enfermé la plupart du temps dans le bus camping tant la pluie a joué les trouble-fêtes ces derniers temps. C’est, bien sûr, quand sonne l’heure du départ que le ciel est bleu et que le soleil brille.

On gardera des souvenirs magnifiques de ce pays superbe et accueillant. Pays où la nature intacte est reposante et pousse à l’aventure.

En parlant des beautés de la nature et paysages grandioses, la prochaine étape promet son lot de belles émotions : en route pour la Polynésie française !

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2 réflexions sur “Un monde fantastique et féerique

  1. Magnifique ! Et l’école dans tout ce périple? Bravo si vous tenez le programme suisse car c’est bien beau votre voyage. Moi je n’aurais pas trop envie de voir la géo suisse.

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    1. Merci!
      Nous tenons le programme de toutes les branches principales. Pour la géo, l’histoire et la science, nous faisons avec ce que l’on voit et visite… On fera le programme suisse en rentrant cet été.

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