Sur Aotearoa, c’est bien simple, il y a plus de moutons que d’êtres humains. C’est qu’ils sont nombreux les amis ovins, au moins 30 millions. Sur une superficie totale de 268’860 km2, on dénombre un peu plus de 4 millions 725 mille bipèdes. Encore par ici, ça fait de la place pour se balader et déambuler en toute quiétude.
Et se promener, c’est bien une de nos occupations favorites, alors on en profite et on s’en donne à cœur joie. En s’enfonçant à l’intérieur des terres, on s’arrête à Queenstown où l’on se devait de rendre visite aux si fameux kiwis. A cet effet, on découvre un joli sanctuaire qui s’est donné pour mission de protéger et de remettre sur pattes les oiseaux emblématiques de Nouvelle-Zélande. On apprend que ce sont des animaux nocturnes et c’est donc dans une maisonnette assombrie qu’on les découvre.
Peu après Queenstown, il y a le magnifique petit lac Hayes (ou lac miroir), à côté duquel un joli parc arborisé est mis à disposition pour camper. L’eau est certes un peu fraîche mais c’est surtout dû au petit vent qui souffle dans discontinuer formant de jolies et régulières vaguelettes qui s’échouent sur le rivage de galets. On profite du coin deux jours durant s’offrant une chouette promenade sur le sentier admirablement entretenu et apprêté autour de l’étendue d’eau. C’est presque à contrecœur que l’on se résignera à quitter ce petit havre paisible.
Notre périple se poursuit en empruntant une route juste magnifique, impressionnante et sinueuse le long de la côte ouest. On passe de la montagne à la plage en cheminant par la forêt tropicale en quelques kilomètres seulement. On franchit des cols, des vallées et des ponts sous lesquels des tumultueuses rivières grondent et s’élancent de cascades vertigineuses dans un décor naturel à couper le souffle.
On se dirige ensuite en direction de la chaîne des Alpes du sud vers Fox Glacier. Le prénommé occupe une jolie surface de 30 km2 et l’extrémité de la langue glaciaire s’élève à une altitude de seulement 300 m au-dessus du niveau de la mer ! En arrivant au point de vue, on se rend compte que l’on n’a pas devant les yeux un sérac blanc immaculé. En effet, la glace est recouverte de pierres et de sable qui lui donne un aspect foncé et charbonné. C’est beau quand même et on apprécie le spectacle avant de redescendre dans l’immense vallée. En contrebas, un panneau nous informe qu’en 1750 le glacier arrivait à ce point précis qui se situe au moins à 3 km de son emplacement actuel ! C’est alors que l’on prend subitement conscience de l’effet du réchauffement climatique et de ses conséquences directes sur la morphologie du paysage.
Puis on part pour une nouvelle traversée de l’île d’ouest en est pour rejoindre notre point de départ afin de régler quelques détails fonctionnels et opérationnels du camping-car.
Ensuite, on plante notre logement sur la côte est au bord de l’océan, les enfants sont heureux et le frein à main est à peine tiré qu’ils ont déjà mis leur maillot de bain et filent vers la plage. La joie est de courte durée, la mer semble déchaînée et le joli sable noir a fait place à des galets peu propice à la pratique d’activités aquatiques. C’est résigné que l’on doit se rendre à l’évidence, il n’y aura pas de baignade aujourd’hui. La mer démontée laissait en fait présager une tempête qui menaçait et allait s’abattre sur nous dans la nuit et la journée du lendemain. Un vent d’une rare violence s’est effectivement mis à souffler dès la nuit tombée. S’en est suivie une pluie torrentielle. C’est dans ces conditions cycloniques que l’on prend la route le lendemain pour nous rapprocher de Picton et de notre départ en ferry pour l’île du Nord. En chemin, le spectacle est assez saisissants. Sur les rochers posés sur le rivage longeant la route, se prélassent des centaines d’otaries. Les enfants, par jeux, tentent de les dénombrer mais très vite ils abandonnent devant l’impossibilité de la tâche tant leur nombre est important. Seule ombre au tableau, des travaux de reconstruction de la route côtière nous empêchent de nous arrêter pour prendre le temps d’immortaliser les jolis mammifères.
Picton, c’est une jolie petite ville (ou gros village) portuaire dans une très belle baie entourée de petites montagnes couvertes de forêts. Les chemins de randonnée y sont superbes et variés et permettent d’assouvir notre besoin de bouger et de se dépenser.
Le jour « j » à l’heure « h » on se présente au « Marshall » du port avec notre précieux sésame nous garantissant une place sur l’Interislander qui, trois fois par jour, fait la traversée entre les 2 îles. On nous enjoint de nous placer dans la file 4 et d’attendre. Les rangées se constituent et une à une sont acheminées dans le ventre du gros bateau. Il y a des voitures, des camping-cars et des camions avec des vaches ou des moutons. Une fois parqué on quitte notre véhicule et l’on trouve une petite table pour les trois bonnes heures que dureront la traversée. Les paysages sont saisissant en quittant la côte nord de l’île du sud. Et ça serpente en plus ! On prend conscience de la dextérité du capitaine manœuvrant dans les fjords. Arrive ensuite un petit bout de mer au large et ça commence à tanguer joliment. Personne de nous quatre n’a été malade mais la sensation devenait un peu étrange, on perdait un peu nos repères. Un peu d’air et tout retrouvait sa juste place. C’était d’ailleurs déjà l’heure d’accoster à Wellington.
En traversant la grande ville, on est assez surpris de voir des buildings et autres hauts édifices ce que l’on n’avait encore pas eu l’occasion d’observer jusqu’ici en Nouvelle-Zélande. On déniche une petite place confortable dans un « free camping » juste au bord de la mer en dehors de la ville. C’est tranquille et c’est le point de départ de belles promenades le long de l’océan ou dans l’arrière pays fait de collines, rivières et hautes herbes. Après un petit passage obligé au musée national de Wellington, le très renommé, Te Papa, qui est une source intarissable d’informations et de découvertes de la culture Maori entre autre, nous voilà en route pour l’exploration de l’île du nord, plus volcanique et sujette aux phénomènes géothermiques que l’île du sud. Voilà qui promet de belles surprises.

Merci pour ces intéressantes, riches et chouettes nouvelles! Le monde à travers vos yeux est magnifique! Ca fait envie!!!
J’ai suivi régulièrement vos lettres: Je ne l’ai pas toujours manifesté. Je suis heureuse de vous savoir et de vous voir en pleine forme. A bientôt la suite et que tout continue ainsi à vous réjouir!
Des bises un peu fraîches en ce mois de février suisse!
Fabienne
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Merci pour ton mot.
Cela nous fait plaisir de savoir que l’on est lu et que cela fait envie, c’est que le message est bien passé.
Bises ensoleillées de l’autre bout du monde.
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Et bien au moins vous avez pensé à nous Les Danniaux
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Eh oui! 😉
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