La Nouvelle-Zélande : un pays dangereux!

On devine déjà sur votre visage interloqué que vous vous demandez ce qu’il peut y avoir de si dangereux dans ce pays à première vue si paisible et agréable.

Les Maoris avec leur haka qui transcendait ses guerriers et terrifiait les tribus venues se mesurer à ces vaillants combattants ? Non, ce sont des colosses au cœur tendre.

Des animaux dangereux ? Non, il n’y en a aucun sur les deux îles formant le pays.

Alors ? Quel danger ?

Juste celui de ne pas repartir et de rester ici ou alors d’avoir simplement la certitude d’y revenir pour quelques jours ou pour toujours. On nous avait bien prévenu que ce bout de terre perdu dans le pacifique sud exerçait une attirance sur quiconque foulait son sol. Et force est de constater que l’avertissement n’est pas usurpé.

Les beaux jours sont là, l’air est agréable, les températures estivales, douces et plaisantes. On est en période de grandes vacances d’été et les gens sont détendus et paisibles.

On a atterri à Christchurch sur l’île du sud où l’on est reçu par une charmante néo-zélandaise qui nous héberge chez elle pour 2 nuits. Elle a même la gentillesse de nous offrir une petite visite guidée de la ville. C’est donc ensemble que l’on s’arrête au festival des artistes de rue qui bat son plein cette semaine. Puis on se rend au très beau et intéressant musée de la localité qui n’a pas été épargnée par les tremblements de terre. Elle en porte du reste encore les stigmates impressionnants laissant percevoir la violence et la puissance des événements naturels passés. En effet, de beaux et imposants bâtiments gisent simplement à terre en attendant leur réfection ou menacent de s’effondrer et sont interdit d’accès.

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Le lendemain, on file à la succursale du nom de notre moyen de locomotion pour les 24 prochains jours. On a opté pour un camping-car qui se prête à merveille à la découverte de la Nouvelle-Zélande. On se familiarise avec les rudiments d’utilisation de notre maison roulante et à nous la liberté. On prend vite nos aises. La conduite à gauche ne nous posant plus aucun problème depuis longtemps, c’est serein que l’on traverse des paysages superbes. On se demande même si ce n’est pas en rentrant en Suisse qu’on rencontrera des difficultés avec la conduite à droite du coup. Nous constatons rapidement qu’une grande partie des véhicules croisés est composée de camping-cars ou de vans. La topographie et la mise à disposition de l’environnement riche et varié se prête merveilleusement bien à ce mode de vie nomade.

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On avale vite quelques centaines de kilomètres, c’est qu’il y en a des choses à voir sur cette île du sud. Il faut dire que si la Nouvelle-Zélande a autant la cote auprès des campeurs et « camping-caristes » c’est que la nature y est encore largement intacte. L’action de l’homme n’a eu que très peu d’effets sur le paysage mis à part les villes qui ne sont finalement pas trop grandes et étendues et dont les constructions sont peu élevées.

On commence directement par aller en direction d’un incontournable du coin, le Mont Cook qui n’est autre que le point culminant des deux îles réunies à 3’724 m (il a perdu 30 mètres lors d’un glissement de terrain en 1991!). On file par monts et par vaux et soudain devant nous on plonge littéralement dans le lac Pukaki d’un bleu clair virant au turquoise superbe. On en reste tous bouche béé. Un arrêt s’impose pour immortaliser l’endroit.

Nous constatons que le temps semble nous filer entre les doigts comme le sable chaud du bord de mer et il est déjà temps de trouver un petit coin pour passer la nuit. Par ici, il y a une multitude de places mises à disposition gratuitement pour les gens qui voyagent. Mais attention, ce n’est pas un parking insalubre en bord d’autoroute. Non, non, la plupart du temps ce sont des places privilégiées en campagne à l’ombre des arbres, au bord d’une rivière ou d’un petit lac. Et c’est bien au bord d’une jolie gouille que l’on s’installe bientôt rejoint, et c’est bien normal, par d’autres routards qui se sont vus, eux aussi, refiler le bon tuyau.

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La balade en direction du Mont Cook c’est pour demain, on se couche donc assez tôt. Au petit matin, on se rend au village de l’Hermitage, point de départ de la randonnée. On s’équipe de nos grosses chaussures et de nos vestes de pluie (oui, les nuages sont bien accrochés autour du haut sommet). Après 1h45 de marche, trois ponts suspendus et avoir cheminé dans la vallée entourée de montagnes vertigineuses, on arrive ébahi au pied du glacier du Mont Cook avec son lac dans lequel flotte quelques « icebergs » : paysage grandiose !

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C’est au sud, au bord de l’océan, que l’on se rend ensuite, il y a par là-bas, pas loin de Dunedin, un ou deux endroits assez cocasses et intrigants directement sur la plage. Il y a les Moeraki Boulders, de gros rochers ronds venus de nulle part et posés sur la plage : insolite! A quelques kilomètres à vol de mouette, il y a, sur une falaise, un petit tunnel creusé par l’homme. Passé les marches qui mènent sur une plage de gros cailloux polis, on aperçoit une jolie otarie. Elle nous toise du regard se demandant qui sont ces intrus venant perturber son moment de repos. Les falaises et le découpages des à-pics tombant dans l’océan déchaîné donnent la touche finale au décor incroyable qui s’offre à nous.

On se réjouit déjà de découvrir le reste de l’île du sud qui jusqu’à présent nous a montré différentes facettes plus belles les unes que les autres.


4 réflexions sur “La Nouvelle-Zélande : un pays dangereux!

  1. Voilà, je vous ai rattrapés dans votre périple. C’est merveilleux de vous lire et de vous suivre ainsi. Mille mercis pour le temps passé à nous narrer vos découvertes lointaines.
    Salutations neigeuses .
    Dom

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  2. Enfin je vous ai retrouvés, pas toujours facile .D’endroits magnifiques bien décrits et agrémentés de photo nous permettent de mieux situer votre périple.Les enfants donnent une belle image de leurs plaisirs. Amitiés Irmgard + Daniel, Apples

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    1. Salut Daniel et Irmgard
      Quel bon plaisir de vous lire et de savoir que vous suivez notre périple.
      Nous espérons que vous allez bien.
      Merci pour votre commentaire et rendez-vous pour les prochains récits sur le blog.
      Meilleures salutations

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