Cairns est une très belle station balnéaire qui a l’agréable particularité de se trouver au plus proche de la grande barrière de corail (env. 60 km). Et qui dit grande barrière de corail dit plongée bien évidemment. C’est dans cette optique que l’on se rend au centre de plongée de la ville dans le but d’initier les enfants aux joies et découvertes des fonds marins en scaphandre autonome. Hélas, notre enthousiasme retombe presque aussitôt la porte franchie, en effet, on nous apprend que la législation du Queensland est plus restrictive et conservatrice de manière générale et également en matière de loisirs aquatiques ce qui ne permet pas aux enfants de moins de 12 ans de plonger. Zut ! Tout le monde se faisait une joie de jouer au poisson. On se contentera de réserver une journée snorkeling pour les hommes et une plongée quand même pour Chantal.
Mais en attendant, on se rend dans un sanctuaire aborigène dans lequel on apprend un peu de l’histoire de ce peuple venu il y a des milliers d’années depuis l’Afrique en passant par l’Asie. Les aborigènes sont un des peuples les plus anciens existants encore aujourd’hui sur terre. C’est qu’il s’en est passé des décades pendant lesquelles personne d’autre n’a foulé la terre ocre australienne. Il étaient seuls, tranquilles et bien installés. Il aura fallu attendre les années 1’600 pour qu’un premier contact étranger s’établisse, ce qui marquera malheureusement très vite le début de la longue descente aux enfers pour cette population qui s’est vue confisquer tour à tour, sa terre, ses enfants et ses traditions au nom d’on ne sait quelle idéologie. On ne réécrira pas l’histoire mais on s’instruit de ces gens qui connaissent leur environnement comme on ne le connaît plus, qui écoutent la nature et s’en inspirent comme le faisaient déjà leurs ancêtres. C’est respectueux et attentifs que l’on écoute les chants, la musiques et les sages paroles aborigènes. L’essai du didgéridoo s’est avéré peu concluant, au contraire du lancé de la sagaie et du boomerang assez vite et bien maîtrisé.
Le lendemain on se rend à la marina, à l’heure convenue pour notre journée en mer. On navigue pendant près de 2 heures pour rejoindre le site tant attendu. On est perdu au milieu de nulle part entouré de bleu quand notre petite embarcation se rapproche d’un vaisseau plus lourd et plus costaud déjà ancré à proximité du récif. On s’y arrime. Le courant nous fait tanguer fortement. On se prépare pour notre sortie snorkeling et on saute au jus. C’est qu’il faut nager pour aller au-dessus du récif, les vagues nous chahutent et nous ballottent. Après avoir bu quelques tasses, palmé avec force et repositionné 2-3 fois nos masques, on atteint la grande barrière de corail avec son spectacle sous-marin assez impressionnant. On retourne au bateau un peu éprouvé mais on remettra ça pour l’après-midi. Les vagues ne sont plus aussi importantes que ce matin et c’est sans peine que l’on rejoint le site et que l’on peut profiter, cette fois, en toute quiétude du spectacle qui s’offre à nous. C’est un ballet incessant qui s’exécute sous la surface de l’eau. Les poissons semblent danser dans une harmonie et une coordination parfaite, le tout dans un décor superbe.
Notre séjour à Cairns touche à sa fin et c’est en avion que l’on retourne à Sydney. On perd au passage 10 degrés et beaucoup d’humidité.
Proche de Sydney, il y a les Blue Mountains. C’est une chaîne montagneuse pas très élevée couverte de végétation dans laquelle sont nichés une multitude impressionnante de sites magnifiques, des grottes ou des pitons rocheux ici, une haute et bruyante cascade par là jaillissant d’une falaise abrupte au pied de laquelle l’eau projetée se mue en une rivière calme et paisible. Il y a des chemins de randonnée et sentiers didactiques par dizaines…une aubaine, on en profite tant et plus.
On n’aurait pas pu terminer notre séjour sur l’île-continent sans y pratiquer un des sports incontournables des côtes australiennes : le surf bien sûr ! Un cours de 2 heures, dans les remous de l’océan, permît aux enfants d’apprendre les bases de ce sport exigeant. Le résultat fut encourageant et la leçon presque trop courte.
C’est ainsi que prend fin notre magnifique aventure au pays des aborigènes. Un seul regret : Ne pas pouvoir rester plus longtemps dans ce gigantesque état, aux paysages riches et variés. Mais on se console en rêvant à ce qui nous attend. Parce qu’à n’en point douter, les grands espaces et la liberté promettent d’être à nouveau au rendez-vous en Nouvelle Zélande.

Vous semblez éternellement en vacances …génial. Impression ou pas ?
A+ Dom
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Paco et Taho te diraient que c’est vraiment pas les vacances avec toute l’école qu’ils doivent faire…
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