Un séjour au Swaziland 

Le Swaziland c’est un petit pays enclavé dans le nord-est de l’Afrique du Sud. Ça y ressemble un peu avec une partie dite de hauts plateaux et une autre faite de vastes plaines. On y trouve également beaucoup d’animaux et il y a aussi des parcs de conservation de la faune et de la flore. Le pays ayant bien saisi l’enjeu de la protection des animaux menacés. Raison pour laquelle, en quittant le parc Kruger nous décidons de transiter quelques jours par ce joli pays dont on a souvent entendu parlé en bien.

Un pays qui a su garder ses traditions ancestrales. C’est ainsi que le peuple Swazi célèbre fin août début septembre la fête des roseaux. Cette fête liée aux croyances tribales et fêtée depuis la nuit des temps, se déroule sur une semaine. Elle est appelée ici Umhlanga. La fête des roseaux, c’est La fête la plus importante au Swaziland. Elle s’adresse aux jeunes filles célibataires et sans enfant de tout le pays, elles se rejoignent au village de la reine mère. Elles accomplissent une tâche pour cette dernière en allant couper des roseaux et réparer la clôture du village royal. Ensuite elles confectionnent leurs costumes traditionnels composés d’un collier, de bracelets de cheville, d’une jupe et d’une ceinture à laquelle elle porte souvent le couteau de brousse utilisé pour couper les roseaux comme symbole de virginité. Enfin elles chantent et dansent. Le but officiel de la cérémonie annuelle est donc de préserver la chasteté des femmes, de fournir la main-d’œuvre en hommage à la reine mère et d’inciter à la solidarité entre femmes par le travail en commun. À la fin de la cérémonie, le roi peut choisir parmi les jeunes femmes, une nouvelle épouse.

Au final, on n’aura malheureusement pas pu voir la fête des roseaux, les danses et chants étant prévus en fin de semaine alors qu’on est déjà parti. Nous nous contenterons de la visite d’un village traditionnel avec spectacle de danse et de chants locaux.

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Un matin, on part pour un petit trek dans un fort joli parc peuplé d’impalas, phacochères, zèbres, hippopotames, nyalas…et crocodiles ! Les nyalas…parlons-en! Après une jolie promenade à pied de 6 km on s’installe à une table de pique-nique pour y déguster un petit en-cas bien mérité lorsqu’un élégant nyala pas farouche pour un sous s’approche gentiment de nous. On se dit qu’il finira bien par s’arrêter et s’en retourner d’où il vient le bougre… mais pas du tout! le cervidé se rapproche encore et encore. Il semble bien décidé à partager notre repas. Arrive un gardien des lieux, il éloigne la bête et nous apprend que l’animal pourrait être agressif. Nous voilà rassurés ! Bravant la menace, on continue notre pique-nique alors que se pointe un phacochère ! C’est le bouquet ! Du coup, le phacochère et le nyala se cherchent des noises pour savoir lequel des deux allait pouvoir goûter à notre en-cas. S’en est trop! on décide de cesser les frais et on remballe nos affaires, nous finirons notre repas dans la voiture en retournant à notre logement en empruntant l’autoroute.

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Parce qu’au Swaziland il y a une autoroute ! Un seul tronçon reliant grosso modo les deux villes les plus importantes de la monarchie zwazi. D’une longueur de 70-80 km elle a belle allure et est bien entretenue mais c’est toute une aventure d’y conduire…il y a des gens qui y marchent, qui la traversent, il y a des arrêts de bus, des petits étals sont montés à la va vite en bordure sur lesquels on trouve quelques oranges ou des ananas. Il y a des entrées et des sorties qui n’en sont pas, il y a des routes qui traversent la « berme centrale » et permettent de changer de sens (au cas où). Et que dire de la fin de l’autoroute? C’est bien simple; rien n’est mentionné et tout à coup : un feu et vous voilà en pleine ville!

Après quatre jours de découvertes parfois insolites, nous quittons le Swaziland par le sud et quelques tracasseries administratives douanières plus tard, on s’en retourne en Afrique du Sud pour continuer notre voyage qui nous amènera à Cap Town via le KwaZulu-Natal.


2 réflexions sur “Un séjour au Swaziland 

  1. C’est un peu surréaliste de vous lire… vous semblez très loin, comme sur une autre planète !!! 🙂 🙂 🙂
    Profitez à fond, vous ne manquez rien ici !
    Et merci de nous faire rêver, une parenthèse dans un quotidien un peu stressant, automnal, pour ne pas dire grisâtre….
    Bisous à vous quatre

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