Le parc Kruger et les « big five » 

Ça fait bien longtemps qu’on avait déjà entendu parlé du fameux parc Kruger en Afrique du Sud. On en a vu aussi des beaux reportages sur le sujet et entendu de jolies histoires que des amis, y ayant séjournés, nous ont contées de ce coin d’un lointain pays…

Ca nous a fait envie, on en a rêvé, on l’a imaginé. On s’est senti attiré par tant de diversité aussi bien au niveau de la faune que de la flore… on voulait le voir de nos propres yeux.
C’est avec la ferme intention de voir des animaux inconnus de nos contrées et de se laisser surprendre par des rencontres inattendues qu’on y est venu.

On s’adapte assez rapidement à la conduite du « mauvais » côté de la route. Partis de Johannesburg, c’est en quelques jours qu’on se retrouve à l’une des portes d’entrée du fameux parc.

C’est qu’il est quand même grand ! C’est pas un petit lopin de terre de quelques mètres carrés : 19’845 m2 ! 360 km du nord au sud et 65 km d’est en ouest… il fait partie des 14 plus grandes réserves d’animaux au monde.

On passe un grand portail métallique gardé. On nous pose quelques questions, il faut remplir un questionnaire, donner nos numéros de passeports, numéro de plaque et montrer patte blanche pour y accéder. On se rend, quelques dizaines de mètres plus loin, à la réception pour y payer nos droits d’entrée. Un petit groupe d’impalas paisse paisiblement en bordure de chemin… on pense naïvement à ce moment qu’ils sont dans un enclos pour allécher les baroudeurs en herbe que nous sommes. Mais on se rend vite compte que pas du tout! Ils vont et viennent partout dans la réserve où bon leur semble comme tous les animaux d’ailleurs.

C’est carte en main, smartphone en mode appareil photo et jumelles en bandoulière que nous entamons notre voyage pour l’aventure dans la savane africaine.

C’est qu’il est sacrément bien conçu le parc ; il y a des routes principales goudronnées et une multitude de pistes qui rejoignent des camps principaux ou des camps de brousse permettant aux visiteurs d’assouvir leur soif d’aventure en y séjournant et s’immergeant totalement dans cette nature préservée et sauvage.

On s’engage sur une jolie route en dur limitée à 50 km/h et quelques instants plus tard : freinage d’urgence on voit des zèbres…mais pas au loin à peine identifiables… non, non, à quelques mètres dans les hautes herbes sèches. On repart ravis, on en discute encore lorsque… rebelote et re-freinage une poignée de seconde plus tard, une belle girafe grignote quelques feuilles haut perchées; sentant notre présence, la belle s’interrompt, nous regarde, puis continue à vaquer à ces occupations, paisible comme si on n’existait pas (on ne l’intéresse tout simplement pas!).

On arrive à une croisée, une piste en gravier part sur la gauche, on se tâte: Comment est-ce que notre Polo Vivo de location appréciera l’expérience ?

Bah! L’aventure c’est l’aventure! On tente le coup et c’est parti! Ça secoue, ça sautille, on ménage tant bien que mal notre monture histoire de ne pas rester en rade (de un ça serait fortement ennuyeux et de deux pas sûr que la voiture jaune du TCS traîne dans les parages).

On se rend vite compte que les pistes sont le meilleur moyen de parcourir le parc et de le découvrir. Elles permettent de se laisser surprendre au gré des rencontres.

Arrive un moment intéressant : on se retrouve nez à nez avec un troupeau d’éléphants, et là…petite inquiétude ! Que faire ? Ils sont au milieu de la piste les pachydermes et personne n’a l’intention de descendre et leur caresser la trompe en leur priant de bien vouloir nous laisser passer (de toute façon c’est interdit de sortir de son véhicule et même d’ouvrir les fenêtres… on comprend assez aisément pourquoi !) alors on attend patiemment le temps qu’il faut pour qu’ils se déplacent…ce qu’il feront finalement en nous toisant du regard (on ne les intéresse pas et en plus on les dérange!)

Et ainsi de suite… les rencontres se suivent : des impressionnants buffles sur la route aussi (inutile de vous préciser qu’on fait pas le poids face à ces bovidés et là aussi on attend bien sagement qu’ils se déplacent), des nombreux gnous par là, des élégants impalas dernière un buisson, de jolis kudus le long de la rivière, des gracieux nyalas broutant l’herbe, des oiseaux aux couleurs chatoyantes sur les branchages, de robustes phacochères qui courent et même, au pas lourd, un magnifique et imposant rhinocéros.

Lorsqu’on emprunte la porte de sortie peu avant 18h00 (et attention à l’heure ! c’est strict!!!) on réalise peu à peu de la chance qu’on a eu de voir autant d’animaux et ni plus ni moins que déjà 3 big five en un seul jour!

Quoi que le terme big five nous laisse un goût un peu amer en sachant qu’il vient à l’origine des chasseurs pour désigner les 5 animaux les plus rares, difficiles et dangereux à chasser et qui sont : le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros et l’éléphant.

Pas rassasiés pour un sous nous planifions une deuxième journée puis une troisième, on s’octroie même le luxe de dormir une nuit dans un camp de brousse. En harmonie avec la nature qui nous entoure, l’expérience est marquante.

Nous avons passé au final cinq journées à débusquer, flairer, suivre et pister les animaux pour notre plus grand plaisir et on a été gâté, on les a presque tous vus…de la petite mangouste ou de l’écureuil au lion en passant par le chacal, les hyènes ou autres crocodiles et hippopotames… la liste est longue!

Et parce que les rencontres avec les lions ou encore le léopard resteront des moments uniques, exceptionnels, accompagnés d’une émotion intense… on prend réellement conscience de l’extraordinaire beauté de tous ces animaux. Les voir dans leur élément naturel en liberté nous procure une sensation de joie indescriptible.

On ne peut alors s’empêcher de penser ô combien il est important que chacun fasse un effort pour permettre de préserver et protéger cette diversité incroyable qui fait aussi la richesse de notre planète.

Nous espérons vivement que les générations à venir auront aussi le privilège de vivre et partager ces moments et ces émotions!


6 réflexions sur “Le parc Kruger et les « big five » 

  1. Pour moi ça ressemble à un rêve… Merci pour le partage!! Je vous suis dès que j’ai un moment tranquille, ce qui signifie pas souvent( ici la vie suit son cours…;) mais toujours avec tellement de plaisir 🙂 merci à vous 4 pour votre courage !
    PS. J’ai goûté tous les produits que vous avez fait et franchement tu peux te recycler dans la cuisine à ton retour si tu en as assez d’enseigner car ils sont délicieux !

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