Sur les routes Australiennes

Quand on prend la route en Australie et surtout les grands axes fréquentés (voire encombrés) on croise, dépasse ou on se fait devancer par d’imposants « trucks », c’est qu’ils en jettent les monstres et ils ne laissent pas indifférents les super poids lourds avec pas moins de 34 roues et pas une de moins, n’est-ce pas Taho? (C’est lui qui les a comptées, lui qui est toujours très intéressé par tout ce qui a un moteur). Sur les Highways ou les Motorways on a eu droit aussi à quelques bouchons dus aux grandes vacances estivales australiennes. Mais dans l’ensemble la route est agréable, bien entretenue, les gens roulent très bien et sont respectueux des règles. On comprend qu’ils ont l’habitude de rouler et de faire des longues distances. Dans le trafic, peu de petites voitures à l’exception de celles rencontrées en ville, il y a pléthore de gros et costauds 4×4 et de puissantes limousines aux moteurs développant plus de chevaux qu’il y en a dans un haras.

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Après ce petit descriptif de la route on ne va quand même pas bouder notre plaisir à évoquer les paysages et la nature « aussie ». Le constat est clair et sans appel : une chose est sûre c’est qu’il y a de la place et de l’espace par ici. Des champs immenses de plusieurs hectares où paissent paisiblement des innombrables bovidés ou des chevaux et si on regarde bien, quelques fois, on a la chance d’apercevoir un ou deux kangourous. Des collines, des forêts, des rivières, le tout harmonieusement disposé sous le ciel généralement bleu parsemé de quelques nuages blancs et un soleil généreux.

C’est bel est bien l’été dans l’hémisphère sud, les températures nous le rappellent chaque jour, le mercure trouvant sont point d’équilibre régulièrement entre 30 et 35 degrés. Le vert des prés passe par toutes les nuances, il varie du clair au foncé et quelques fois même on perçoit un important déficit pluviométrique tant l’herbe devient jaune, presque brune et très sèche. Mais il faut dire qu’au fil de notre périple qui nous conduit à Cairns, on change de climat. En effet dans l’état du Queensland, plus au nord, on plonge dans les tropiques, l’humidité y est assez (même très) importante et par ici il n’est pas rare que quelques gros cumulonimbus se donnent rendez-vous et se déchargent de leur humidité mais la pluie s’invite, souvent, qu’un court instant. C’est dans cet état qu’on trouve aussi la forêt tropicale humide.

Notre Road trip nous conduit dans une magnifique baie dans laquelle se cache un paisible village de pêcheurs, de retraités et de vacanciers du nom de Tin Can Bay. L’ambiance y est détendue et on sent l’air doux et agréable des vacances qui flotte dans les airs. Ici, se pratique une activité unique et exceptionnelle, celle qui consiste à nourrir une famille de jolis dauphins qui quittent chaque jours (ou presque) les eaux profondes de l’océan pour venir saluer les quelques informés qui s’agglutinent sur la berge. Les cétacés viennent tranquillement quémander les poissons préparés à leur intention par l’équipe responsable de l’activité. Ça, c’était quand même drôlement chouette et une opportunité qui ne se présente pas tous les jours.

Les buts de promenades sont légions dans le coin et une petite virée sur la plage de Rainbow Beach paraissait comme évidente tant la plage est impressionnante, elle s’étend sur près de 10 kilomètres en formant un joli croissant baigné par l’océan qui, tel un métronome, envoie des successions de vagues régulières qui s’échouent avec force fracas sur le rivage en formant des rouleaux houleux et puissants pour notre plus grand bonheur.

S’ensuit une petite halte dans la forêt voisine où une rivière serpente. L’érosion millénaire a eu la bonne idée de former ici et là des petits coudes, profonds d’environ un mètre, aux fonds doux et sablonneux aisément accessible par un petit chemin terminé par un ponton. On n’est plus dans les chaudes températures de l’océan  mais c’est rafraîchissant et on frissonne même un peu quand, dans l’eau, ondule paisiblement une anguille de taille respectable.

Airlie Beach, c’est le nom de notre prochaine halte. Comme son nom l’indique c’est au bord de la grande bleue et c’est magnifique. Non loin d’ici est planté dans l’océan un petit groupe d’îles au doux nom de Whitsunday. Vous avez sûrement déjà vu des belles plages sur les cartes postales ou dans les sites spécialisés en matière de voyages, et bien c’est exactement ça ! c’est la plage de sable blanc (tellement blanc que même le chaud soleil estival australien ne le réchauffe pas) et devant cette langue de sable, il y a la mer. Mais pas la mer bleue « classique » non, non, elle est d’un turquoise exceptionnellement beau et tellement rare qu’il n’y est même pas dans la palette de la boîte « Pablo » 120 crayons de Caran d’Ache, c’est dire ! Seul bémol : les méduses peu amicales qui s’invitent, en été, dans les eaux du conte de fée. Une petite combinaison en Licra est recommandée pour éviter de devoir écourter son séjour au paradis. Alors on précise qu’on n’a vu aucune méduse mais mieux vaut prévenir que guérir.

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On finira notre journée en mer par une petite sortie snorkeling dans un véritable «aquarium». On s’est retrouvé au milieu d’une quantité incroyable de poissons aux couleurs chatoyantes, vives et colorées, des gros, des grands, des petits… C’était « le monde du silence » en live (pour ceux qui se rappellent du commandant Cousteau, la Calypso et les images magnifiques qui nous ont fait découvrir l’univers sous-marin). On remet pied à terre et c’est la tête pleine de merveilleuses images qu’on s’apprête à continuer notre périple australien… direction le nord et Cairns.


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