Cambodge… fin

Quand on arrive à Siem Reap, que l’on prenne l’avion ou le bus, on transite immanquablement par l’avenue principale et on a le regard immédiatement attiré par la quantité impressionnante d’hôtels plus fastueux les uns que les autres, idéalement postés de part et d’autre de l’artère qui mène au cœur de la ville. En plus, on est en pleine période de fêtes de fin d’année, du coup chaque établissement redouble d’imagination avec force lumières et décorations (souvent un peu trop kitch à notre goût) dans une compréhensible tentative d’appâter le quidam. Parce qu’il faut préciser que Noël ne veut absolument rien dire pour le cambodgien lambda (sauf s’il travaille dans un des hôtels fastueux). Donc, à l’évidence, tout n’est qu’importation pour nous autres touristes occidentaux de passage, viscéralement attachés et souvent dépendants (pour la plupart) des rites et festivités marquant le terme de notre année civile.

Par ici aussi, flotte encore et toujours un petit air de désuet protectionnisme français qui fleure bon la baguette et les croissants. Du coup, la gastronomie khmer en a été forcément influencée et ainsi naquit un exquis mélange de saveurs de l’hexagone avec celles du coin qui aboutit à une cuisine dite « fusion » raffinée et très aboutie gustativement.

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Bon, on n’est pas venu à Siem Reap uniquement pour bien manger, il paraît qu’il y a une ou deux vielles pierres qui valent le déplacement ! Et tant qu’à faire, allons-y pour le lever du soleil histoire d’en prendre plein les mirettes.

 

Alors, on parle de notre soif de paysages grandioses à la propriétaire de la guest house dans laquelle on a déposé nos sacs et elle nous donne rendez-vous avec le chauffeur du tuk-tuk qui nous amènera sur le site d’Angkor Vat (puisque c’est bien avec le saint des saints qu’on a décidé de commencer) à 04h45 ! Oups, a-t-on bien compris ou n’avons nous pas bien réglé nos montres eu égard au décalage horaire? Que nenni ! C’est la bonne heure pour profiter du spectacle et apprécier la splendeur du site nous dit-on.

On arrive sur place, lampe frontale bien fixée sur la tête mais on constate vite qu’on n’en a pas vraiment besoin. Chaque personne composant la foule compacte qui nous entoure est déjà affublée de son « smartphone » en mode lampe de poche dont le faisceau balaie le noir de la nuit. Les badauds se massent devant les bassins sis sur la gauche et la droite juste avant le temple lui-même. C’est d’ici que devraient se réaliser les plus beaux clichés, le temple se découpant dans l’aube naissante et se reflétant dans l’eau calme. C’est qu’elle en impose, la si connue et fameuse silhouette aux 5 tours qui orne le drapeau même du Cambodge. Inutile de préciser qu’on se retrouve des centaines au même endroit si bien qu’on n’est de loin pas en position optimale pour immortaliser Angkor Vat la magnifique. Pas grave, on réalise des images relativement acceptables et quelques instants plus tard c’est dans le temple lui-même qu’on pénètre. C’est une splendeur difficilement descriptible et les qualificatifs viennent à manquer quand il s’agit de décrire la magnificence éblouissante qui s’offre à nous. On arpente, les couloirs, les galeries, les jardins, les cours, les escaliers, les tours et les gopuras. L’enceinte extérieure est longue de 3,6 km ! On admire les gravures, les statues, les bas-reliefs, on franchit les frontons ciselés et décorés ainsi que les linteaux richement et finement sculptés du plus grand temple du complexe monumental d’Angkor. Lequel n’est autre que le plus vaste site religieux du monde qui date quand même du 12ème siècle.

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On continue par Bayon, magnifique temple aussi, plus petit donc surpeuplé d’amateurs de beaux édifices comme nous mais eux, ont débarqué par cars entiers à sa porte. S’en suit la terrasse aux éléphants, la terrasse du roi lépreux et on en passe. C’est 3 jours qu’il nous faudra pour visiter une infime partie des sites de la région. Du très célèbre Ta Prohm (le plus photographié avec la puissante végétation qui l’étouffe et le rend sauvage), on se rendra en périphérie pour admirer les sculptures dans le lit de la rivière du site de Kbal Spean en passant par Banteay Srei, d’une finesse absolue dans les moindres détails des sculptures et des gravures. Nous finirons par les temples de Roluos, les plus anciens d’ici.

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Siem Reap a été également pour nous le théâtre de belles retrouvailles de compatriotes voyageant en famille dans le coin à cette même période. On gardera tous en tête les souvenirs agréables d’une très belle soirée entre amis à l’autre bout du monde.

Le Cambodge nous a épaté, impressionné et scotché à plus d’un titre. Premièrement par son histoire récente à laquelle les khmers font face avec humilité et s’en relèvent lentement. Deuxièmement par ses habitants qui font preuve d’une grande humanité, de saine cordialité et de bienveillance à égard d’autrui. Enfin par ses superbes paysages variés et sa grande richesse culturelle décrits ci-dessus.

Ainsi s’achève notre aventure au Cambodge et l’on ne pouvait pas partir sans avoir goûté quelques amuse-bouches locaux tel que des fourmis rouges, des vers en brochette et une grosse tarentule… Miam!

BONNE ANNEE 2018 A TOUS!


2 réflexions sur “Cambodge… fin

  1. Coucou à tous les 4 et très bonne année, bonne santé, et encore de magnifiques découvertes pour la suite de votre périple, voilà nos voeux et des gros bisous ! Sylvette et José

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