La parenthèse Pimali

Pimali c’est le nom d’une fondation suisse, créée à Genève, qui a établi ses quartiers en Thaïlande, à Nong Khai, à deux pas du Laos en bordure du Mékong. Elle s’est donnée pour mission de former des jeunes gens défavorisés ou orphelins, de cette région relativement pauvre du nord de la Thaïlande, aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Elle fonctionne un peu à la manière d’un apprentissage comme on le connaît chez nous. La structure mise en place permet et offre la chance à certains qui n’ont pas été épargnés par les injustices et la rudesse de la vie de relever la tête et de faire en sorte que leur existence soit transformée et devienne celle que tout un chacun devrait être en droit d’attendre.

Renaud et Marie nous avaient parlés de cette belle entreprise, de son but et de sa mission. Ils nous avaient vivement encouragés à participer à l’aventure en se rendant sur place pour y séjourner quelques jours. De cette manière, nous pourrions contribuer au processus de formation et d’entraînement en conditions réelles des enseignements prodigués sur place. C’est un peu le double effet kisscool ou autrement dit « c’est faire d’une pierre deux coup ».

Merci pour l’adresse! On n’a pas regretté notre séjour. L’endroit est magnifique, les repas d’une grande qualité, les bungalows sont superbes et impeccables. Le service sans fausse note et les apprentis (paraît qu’on dit apprenants chez nous maintenant) sont aimables, respectueux et souriants.

On a même eu la chance et le privilège d’être invité à la remise des diplômes de la volée qui vient de terminer son cursus. Les diplômés, qui ont tous décroché un emploi avec l’aide de la fondation, ont acquis la maîtrise de leur futur métier et un peu de la dignité et de la confiance en eux ainsi qu’en l’avenir qui leur avaient été volées avec leur enfance.

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Pimali ne s’est pas arrêtée à la formation de ses étudiants, cette organisation a saisi les enjeux globaux liés à l’environnement alentours. Sur le site de 3 hectares est cultivé biologiquement du riz (dont nous avons pu observer les villageoises couper la récolte de cette année), des arbres fruitiers, une plantation d’ananas, des jardins potagers avec une belle variété de fruits et légumes. Il y a même des essais de cultures (café arabica et vanille de Madagascar). On se régale aussi de poissons-chats et autres tilapias (délicieux en fish cakes) péchés directement dans le petit étang et au fond de la propriété il y a quelques poules pour les œufs frais du petit déjeuner. L’eau est pompée sur place et purifiée. Les panneaux solaires sont commandés et devraient être installés sous peu.

A vous qui lisez cet article, s’il vous venait l’idée de vous rendre dans le nord de la Thaïlande où au sud du Laos à Vientiane par exemple, n’hésitez pas une seconde, faites un saut de quelques jours chez Pimali. Stephanie et Alexandre seront heureux de vous y accueillir et de vous faire partager leur vision de l’entraide, de vous faire découvrir les tenants et aboutissements de leur fondation et la multitude de projets qu’ils ont en tête pour apporter un peu d’aide aux gens démunis de cette belle région.

Rassurez-vous, on n’en fait pas la publicité pour en retirer un quelconque avantage, c’est juste que nous, ce genre de démarche, ça nous touche et on se sent en harmonie avec cette philosophie. L’expérience était tout simplement saisissante et magnifique.

On souhaite longue vie à Pimali.

http://www.pimali.org

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