Christian nous avait dit qu’au Népal il n’y a aucune certitude et c’est un fait que nous avons pu vérifier dès le départ. Notre projet initial, lorsque nous avons pris contact avec lui, était d’aider à reconstruire un bâtiment endommagé ou complètement détruit lors du tremblement de terre de 2015. Mais rien étant en cours pour la période durant laquelle nous pouvions nous rendre sur place et comme nos compétences en la matière étant proches de zéro, nous ne pouvions pas, nous-même, mener la conduite de travaux.
Tant pis, Solidavithé va pouvoir faire autre chose pour l’Association pour le Respect et la Dignité des Porteurs de l’Himalaya (ARDPH). Celle-ci s’occupe des frais de scolarité de plusieurs enfants de porteurs et aurait aimé recevoir de notre part un avis constructif sur l’enseignement dispensé dans les écoles où vont ces enfants mais c’était sans compter sur la fête de Dashain qui commençait le lendemain de notre arrivée dans le village. Et bien sûr qui dit fête, dit vacances scolaires…. Donc impossible pour nous de nous rendre dans les classes. Qu’à cela ne tienne, nous allons donner des cours particuliers en français aux guides ou en anglais aux enfants. Voila qui paraissait un joli projet mais le deuil qui a frappé le village est accompagné d’une cérémonie de treize jours et a boulversé la vie du village pendant notre séjour. Ainsi nous n’avons pas eu l’occasion de côtoyer les personnes auxquelles nous aurions dû prodiguer quelques cours de langue.
Nous avons donc essayé d’identifier les besoins du village et de ses habitants afin de leur apporter une aide concrète. S’il reste encore des travaux à entreprendre post tremblement de terre comme des réparations et réfections, d’édifices, de bâtiments ou encore de cuves de toilettes au biogaz, il nous est apparu clairement que la priorité était la mise en place de l’acheminement d’eau potable depuis la vallée sise en face du village. En effet, si la source du haut du village est encore de bonne qualité (mais pas assez importante pour tout le village), celle qui alimente les douze maisons des bas du petit hameau se tarit petit à petit et ne sera bientôt plus suffisante pour subvenir à leurs besoins (qui sont loin d’être aussi importants que ceux que l’on connaît chez nous). Actuellement, ils se partagent le tuyaux qui achemine l’eau de la source, ils ont donc deux heures d’eau par jour. Ils en profitent pour remplir leur réservoir de 500 litres et divers autres réceptacles ou petits récipients. Avec ceci, ils devront se débrouiller pour boire, cuisiner, se laver, faire la vaisselle et la lessive avant d’avoir à nouveau accès au tuyau le lendemain. Comme la quantité d’eau provenant du tube diminue petit à petit d’année en année, les villageois ont déjà pensé et planifié une alternative afin de ne pas manquer du plus essentiel des éléments pour vivre. Pour cela, ils doivent acheminer l’eau depuis la vallée située en face de leur village sur quelques 5 ou 6 kilomètres pour parvenir en haut du bourg d’où ils pourraient opérer une distribution afin d’alimenter toutes les maisons du village. Notre inquiétude est d’autant plus grande que lors de notre visite le débit d’eau se limitait à un simple filet alors que vient de s’achever la période de la mousson qui aurait dû remplir les réserves et nappes phréatiques et par voie de conséquence la source elle-même. Toute cette installation a bien sûr un coût important en plus du travail manuel que les hommes devront faire eux-même.
Solidavithé va donc participer financièrement à ce projet mais les fonds manquent encore et dès lors, si vous aussi voulez leur venir en aide, vous pouvez passer par nous en inscrivant la mention Népal ou vous adresser directement à Christian de l’Association pour le Respect et la Dignité des porteurs de l’Himalaya (www.porteurshimalaya.org).
Durant notre séjour au Népal, nous avons également distribué des crayons, quelques habits et chaussures et offert des petits couteaux Suisse.





