Le Cap Occidental

Sur la route qui nous conduit à notre dernière étape africaine on fait escale dans une petite station balnéaire du nom d’Hermanus. On y pose nos sacs à dos pour 2 nuits et on a bien fait : parce que ce qu’il faut savoir c’est que dans la baie d’Hermanus il y a des baleines australes qui viennent mettre au monde leurs petits à cette saison. Mais pas une ou deux qu’on a à peine le temps de distinguer et qui disparaissent. Non, non, il y en a des dizaines, certaines proches, d’autres plus loin, au large. Il y a aussi un magnifique sentier didactique de 10 kilomètres le long de la mer qui permet une observation prolongée des imposants cétacés. On s’offre 3 jours de repos, d’observation et de promenades prolongées et apaisantes le long de cette magnifique baie baignée d’une mer aux nuances infinies et variées de bleu, de vert et de turquoise.

Notre périple en Afrique du Sud prend fin dans la douceur du printemps qui débute tout au sud du continent africain dans la ville du Cap. C’est une ville qui grouille, qui fourmille avec un trafic dense et avec une diversité de paysages saisissante entre la « Table Mountain » d’un côté et l’océan de l’autre.

Une petite visite au Cap de Bonne Espérance était pour nous un passage obligé et à quelque part finir ici nous semblait aussi un peu symbolique. Alors on est parti de Cap Town sous un soleil généreux et un ciel sans nuage. Dès la descente de la voiture, un vent violent et frisquet nous saisit, le temps est gris et les nuages nombreux, c’est certain, on est bien sur le dernier bout de terre s’enfonçant dans les mers entre l’océan Atlantique et l’océan indien et à ces endroits reculés et sauvages les éléments ont tôt fait de se déchaîner.

Juste à 5 minutes de route, il y a Cap Point avec ses phares et son sentier balayé par le vent. On s’offre une petite montée sportive jusqu’au phare principal: la vue est saisissante. Puis on emprunte le petit sentier, sous une petite pluie fine, au bout duquel c’est le spectacle de la vaste étendue d’eau bleu foncé qui semble se prolonger jusqu’à l’infini.

En cheminant, en hauteur, un bruit sourd et rauque attire notre attention, aussitôt notre regard scrute la mer à la recherche de la source émettrice de ce drôle de son. Une baleine australe d’une taille respectable batifole dans l’eau pas très loin de la falaise. Elle semble s’amuser comme si elle roulait sur elle-même. Apparaissent tour à tour ses nageoires puis sa tête enfin sa queue. Un grand jet d’eau jaillit et à nouveau elle émet un grognement. On aimerait prolonger ces moments mais le grand mammifère s’éloigne gentiment et il disparaît dans les profondeurs de l’océan.

Sur la route du retour en direction de la ville du Cap, on s’arrête le long de la côte, un petit sanctuaire abrite une jolie colonie de quelques 2’000 manchots du Cap.

Enfin, petite ascension de la Table Mountain. Oui, on le concède on a pris le téléphérique qui en l’espace de quelques minutes nous transporte du niveau de la mer à près de 1’100 m. La vue sur la ville et ses alentours est impressionnante, on aperçoit des hauts buildings, le port, le litoral et à quelques encablures, dans l’océan, la tristement célèbre île de Robben Island.

IMG_2260

C’est ainsi que nous allons  prendre congé de ce beau pays après y avoir séjourné 40 jours et l’avoir drôlement bien sillonné (on a quand même parcouru plusieurs milliers de kilomètres).

De l’Afrique du Sud, il nous en restera des souvenirs incroyables et des rencontres inoubliables. On a été saisi par la beauté et la variété des paysages, par la diversité et l’exubérance de la faune et de la flore. On a été impressionné par la taille du pays et les incroyables distances parcourues. Nous avons apprécié et aimé l’excellent et chaleureux accueil des gens. Ils sont simples et sincères, n’ont souvent pas grand chose mais sont ouverts, respectueux et joyeux. On a aussi été frappé par les différences sociales entre les villes hi-tech et leur « Malls » avec surabondance de tout et assurément à la portée que d’un tout petit pourcentage de la population locale et la périphérie des villes avec leurs bidonvilles insalubres où s’entassent dans des baraquements de fortune des gens sans le sou.

Dans quelques heures nous nous envolerons pour un autre continent et c’est avec un petit pincement au cœur que nous laisserons derrière nous une superbe partie d’aventure.

IMG_2258IMG_2248


Laisser un commentaire